L’Académie de la langue arabe du Caire… une forteresse au service de la langue du ḍād

L’Académie de la langue arabe du Caire… une forteresse au service de la langue du ḍād

Traduit par : Aya Ahmed 

L’occupation britannique de l’Égypte plaçait l’Égypte sous domination britannique en 1882, et une offensive organisée contre la langue arabe commença, notamment après l’insistance de l’occupant à imposer l’anglais comme langue d’enseignement dans les écoles, ainsi que l’émergence de voix suspectes appelant à écrire en dialecte.

En revanche, avec le début du règne du Abbas II Hilmi en 1892, des voix s’élevèrent pour appeler à la création d’une académie linguistique chargée de préserver la langue et de l’enrichir par la création de nouveaux termes. Cet appel reçut un écho favorable auprès des hommes de science, de littérature et de pensée, qui se réunirent au palais de Tawfiq al-Bakri pour examiner la mise en œuvre de ce projet.

La réunion comprenait notamment le cheikh Al-Shanqiti al-Kabir, l’un des grands savants de la langue, le cheikh Mohamed Abduh, pionnier de la réforme en Égypte, ainsi que Hamza Fathallah, Hefni Nassef, Hassan al-Tawil, Mohamed Bayram, Mohamed al-Muwailhi, Mohamed Othman Jalal et Mohamed Kamal.

Le 18 mai 1982, les participants discutèrent des dangers menaçant la langue arabe et de la nécessité de créer une académie qui accomplirait pour l’arabe ce que fait Académie française pour la langue française. Les participants élurent Mohamed Tawfiq al-Bakri président de cette académie, et Mohamed Bayram en fut nommé secrétaire. C’est ainsi que fut fondée la première académie de la langue arabe.

Ce collège n’a tenu que sept séances, au cours desquelles quelques recherches ont été présentées. Parmi les mots proposés par le collège et qui sont encore utilisés aujourd’hui dans l’éloquence et l’écriture figurent : « shurti » (agent de police) au lieu de « police », « bahou » (hall) au lieu de « salon », « mi‘taf » (manteau) au lieu de « paletot », et « qifaz » (gant) au lieu de « gantelet ».

Puis le collège a cessé de se réunir et l’idée est restée en suspens jusqu’à ce qu’elle renaisse avec plus de force le 13 décembre 1932, lorsqu’un décret royal fut promulgué pour créer une académie linguistique chargée de préserver l’intégrité de la langue arabe, de la rendre apte à répondre aux exigences des sciences et des arts ainsi qu’aux évolutions de la civilisation contemporaine, et d’œuvrer à l’élaboration d’un dictionnaire historique linguistique. Elle devait également s’intéresser à l’étude des dialectes arabes modernes en Égypte et dans d’autres pays arabes, publier une revue consacrée aux recherches linguistiques, et veiller à l’édition critique des trésors du patrimoine arabe qu’elle juge nécessaires à ses travaux et études linguistiques, ainsi qu’à l’élaboration des dictionnaires.

Elle fut inaugurée le matin du 30 janvier 1934, et portait alors le nom d’Académie royale de la langue arabe. Puis son nom fut changé en Académie Fouad Ier de la langue arabe, avant de devenir, après la révolution de juillet 1952, « Académie de la langue arabe ».

L’Académie était, dès le premier jour, internationale, car il était stipulé dans le même décret que le Conseil devait être composé de vingt membres actifs parmi les savants reconnus pour leur maîtrise approfondie de la langue arabe ou pour leurs recherches dans sa grammaire et ses dialectes, sans être limités par la nationalité. Le décret autorisait également la sélection de membres honoraires et de correspondants. 

L’Académie se compose de commissions, d’un Conseil et d’une conférence. Ses commissions sont composées de membres actifs du Conseil, spécialistes des diverses sciences et disciplines, ainsi que de membres choisis par l’Académie. Ils travaillent toute l’année, préparant les projets et proposant les décisions qu’ils jugent nécessaires pour promouvoir la langue arabe, en vue de leur présentation au Conseil.
Le Conseil est composé de membres actifs résidant en Égypte. Les travaux des commissions lui sont ensuite présentés ; il en discute, approuve ce qu’il juge approprié et renvoie ce qui nécessite une étude et un examen plus approfondis, puis soumet à la conférence ce qui a été approuvé par le Conseil. Lors de cette conférence, certains membres présentent des recherches linguistiques, et le bilan des travaux du Conseil au cours de l’année écoulée est exposé, ainsi que les travaux des commissions.

L’Académie dispose d’une autorité législative et d’une autorité exécutive : l’autorité législative est représentée par le comité des fondements, qui propose des décisions à mettre en œuvre par l’autorité exécutive, tandis que l’autorité exécutive est représentée par les autres commissions du Conseil académique. Celles-ci sont de deux types : un type chargé du développement et de l’étude de la terminologie, comme le Comité de médecine et le Comité de chimie, et un autre type chargé de les consigner, notamment dans le dictionnaire intermédiaire et le grand lexique de la langue.

Il existe également une autre étape, en plus des commissions, du Conseil et de la conférence, qui consiste en la participation de spécialistes de l’ensemble du monde arabe, exprimant leurs observations sur les termes proposés et les transmettant à l’Académie, laquelle les étudie.

Quant aux termes auxquels le Conseil a été confronté, ils sont de deux types : un type établi avant la création du Conseil et accepté tel quel, et un second type qui n’a pas encore été fixé. Ainsi, pour ce qui a été établi à l’époque classique et avant celle-ci, il n’y a pas lieu de le contester ; quant à ce qui a été établi après ces périodes, il relève de la néologie et se divise en deux parties :

Une première catégorie dans laquelle les termes suivent les règles et les structures de la langue arabe, comme la métaphore, la dérivation, etc., notamment dans la terminologie des sciences et des industries ; ceux-ci sont considérés comme des termes arabes acceptables.

Une seconde catégorie dans laquelle les termes s’écartent des règles de la langue arabe ; ceux-ci ne sont pas approuvés par l’Académie.

L’Académie a accepté les termes arabes apparus après l’époque classique pour exprimer des sens nouveaux dans le milieu arabe, comme la terminologie scientifique arabe, ou ceux développés en équivalent de termes étrangers, à condition qu’ils respectent l’essence de la langue et son esprit authentique sans dépasser les règles de l’analogie linguistique. Elle accepte également les termes arabisés dont les auteurs ont veillé à suivre la méthode adoptée par les Arabes dans leur langue lorsqu’ils recouraient à ce procédé.

En revanche, l’Académie ne reconnaît pas les termes arabisés auxquels les savants ont ensuite substitué des mots arabes ou trouvé des équivalents dans leur langue. Dans cette catégorie entrent également des mots d’origine arabe qui ont été empruntés par des langues étrangères puis déformés, et qui retrouvent leur forme d’origine lorsqu’ils sont réintroduits en arabe.

Les modes de création que les érudits considéraient comme utilisables étaient : la traduction sous ses formes littérale et sémantique, la dérivation, la composition, la métaphore, la néologie (ou création lexicale) et l’arabisation. Il a également approuvé certaines recommandations dans le domaine de la définition, notamment : les termes scientifiques, techniques et industriels doivent être limités à une seule appellation pour chaque sens. Un mot est préféré à deux mots ou plus lors de l’élaboration d’un nouveau terme, si possible ; et si cela n’est pas possible, la traduction littérale est privilégiée.

Parmi les travaux de l’Académie, outre la terminologie, figure la publication d’une revue, dont le premier numéro est paru en octobre 1934. Elle a également produit un dictionnaire appelé « le Médiateur » (Al-Muʿjam al-Wasīṭ), et elle a commencé à préparer un dictionnaire plus vaste intitulé « le Grand Dictionnaire ». Une première version expérimentale en a été publiée en 1956 ; elle comprenait des entrées allant de la lettre hamza jusqu’au mot « akhī » (mon frère). Le comité de rédaction a poursuivi son travail jusqu’à atteindre l’entrée « Ardabil », puis a révisé son programme en 1961. Ce dictionnaire comprend également des domaines tels que l’histoire, la géographie, la philosophie, les sciences humaines, la vie, la civilisation ainsi que les termes scientifiques et artistiques, ce qui lui confère un caractère encyclopédique.

Au fil des années, l’Académie a rassemblé plus de 150 000 termes scientifiques dans diverses disciplines, préparés par des comités spécialisés avec leurs membres et experts, puis approuvés par le Conseil et la conférence de l’Académie. Parmi ces termes, l’Académie a publié des dictionnaires scientifiques spécialisés, comme suit :

1- Un dictionnaire de géologie
2- Un dictionnaire de physique nucléaire et d’électronique
3- Un dictionnaire de physique moderne
4- Un dictionnaire d’informatique
5- Un glossaire des termes médicaux
6- Un lexique de chimie et de pharmacie
7- Un lexique de biologie et d’agriculture
8- Un lexique du pétrole


9- Un lexique des mathématiques
10- Un répertoire géographique
11- Un lexique philosophique
12- Un dictionnaire de la civilisation et des arts
13- Un lexique de psychologie
14- Un lexique d’ingénierie
15- Un dictionnaire de droit
16- Un dictionnaire d’hydrologie
17- Un lexique musical

L’Académie a également publié de nombreux ouvrages dans le domaine de la langue arabe, notamment :

1- Un livre sur les origines du langage
Il a été publié en trois parties, et comprend les décisions du Comité des fondements ainsi que les recherches de ses membres et experts sur la simplification des règles de grammaire arabe, la néologie, les emprunts, la dérivation des noms propres, la transcription des sons non arabes en lettres arabes, ainsi que d’autres aspects liés à l’usage de la langue arabe.

2- Le livre des mots et des méthodes
Il comprend les décisions du Comité de la prononciation et des styles concernant de nombreux mots et usages courants, conformément aux règles de la langue arabe. Deux parties ont été publiées et la troisième est en cours d’impression.

3- Un recueil des décisions scientifiques académiques sur 50 ans (1984).

4- Un recueil des décisions rédactionnelles et méthodologiques jusqu’en 1987.

L’Académie est également reconnue pour sa contribution à la préservation du patrimoine littéraire arabe et compte de nombreuses réalisations dans ce domaine, notamment :

1- « ʿUjālat al-mubtadiʾ wa faḍālat al-muntahī » d’Al-Hazmī Al-Hamdānī – édité par le professeur Abdullah Kannoun (Maroc).

2- « Al-Takmila wa al-dhayl wa al-ṣila » d’Al-Saghānī (6 parties) – étudié par le professeur Abdul-Alim Al-Tahawy et d’autres.

3- « Dīwān al-adab » d’Al-Fārābī (4 parties) – édité par le Dr Ahmed Mukhtar Omar.

4- « Kitāb al-Afʿāl » d’Al-Saraqustī (4 parties) – étudié par le Dr Hussein Sharaf.

5- « Kitāb al-Riyāḍa » d’Al-Shaibānī (4 parties) – étudié par Ibrahim Al-Ibiari et d’autres.

6- « Al-Tanbīh wa al-īḍāḥ ʿammā waqaʿa fī al-Ṣiḥāḥ » d’Ibn Barrī (2 volumes) – étudié par le professeur Mustafa Hijazi.

7- « Kitāb al-Dāl » d’Ibn al-Sikkīt – étudié par le Dr Hussein Sharaf.

L’Académie travaille également actuellement à la réalisation du Dictionnaire historique de la langue arabe, sous la supervision d’un comité spécialement constitué à cet effet.

Les membres de l’Académie sont appelés « les Immortels », car un membre ne peut être révoqué et conserve sa fonction jusqu’à sa mort, conformément au règlement de l’Académie. Le Conseil n’a connu ni destitution ni départ d’un président ou d’un membre avant son décès, à l’exception du Dr Mohamed Al-Jawadi, qui a quitté ses fonctions après avoir présenté sa démission.

En 1971, l’Union des académies scientifiques linguistiques arabes a été créée. Il a été proposé de former un comité composé de membres des académies du Caire, de Bagdad et de Damas afin d’élaborer le système de cette union. Le comité a rencontré le Dr Taha Hussein en avril de la même année. Lors de cette réunion, les statuts et le règlement intérieur de la fédération ont été établis. Le Dr Taha Hussein, président de l’Académie du Caire, a été élu président de la fédération, le Dr Ibrahim Madkour secrétaire général, le Dr Ahmed Abdel Sattar Al-Jawari représentant l’Académie de Bagdad et le Dr Adnan Al-Khatib représentant celle de Damas en tant que secrétaires généraux adjoints.

L’Union est administrée par le Conseil de la Fédération des académies scientifiques linguistiques arabes, composé de deux membres de chaque académie, désignés pour un mandat de quatre ans. Parmi eux, sont élus un président, un secrétaire général et deux secrétaires généraux adjoints pour un mandat renouvelable de quatre ans. Le Conseil de la Fédération se réunit en session ordinaire au moins une fois par an et peut se réunir en session extraordinaire en cas de besoin. Les décisions sont prises à la majorité des membres présents et, en cas d’égalité des voix, celle du président est prépondérante.

Le Conseil de la Fédération tient ses sessions à son siège officiel, « Le Caire », ou dans l’un des pays des académies membres, et la Ligue arabe est invitée à envoyer un représentant pour assister aux réunions du Conseil.

Fonctions du Conseil

1- Examiner et approuver les affaires annuelles du bureau de la Fédération.

2- Examiner et approuver le budget annuel du Conseil de la Fédération.

3- Organiser les moyens de communication entre les académies linguistiques scientifiques arabes et coordonner leurs efforts.

4- Œuvrer à l’unification de la terminologie scientifique, artistique et culturelle adoptée par les différentes académies, et prendre les mesures nécessaires à cet effet.

5- Élaborer des projets permettant d’atteindre ses objectifs et superviser le travail du bureau de la Fédération.

6- Examiner les propositions relatives aux objectifs de l’Union présentées par les organismes linguistiques et scientifiques, ainsi que par ceux engagés dans l’étude de la langue et de la terminologie scientifique dans le monde arabe ou en dehors de celui-ci.

7- Organiser des conférences et des séminaires d’étude visant à atteindre les objectifs de l’Union, avec la participation des académies membres et de toute entité ou expert que l’Union juge utile d’inviter.

8- Élaborer les règlements internes nécessaires au bon fonctionnement du travail.

9- Constituer des sous-commissions permanentes ou temporaires parmi ses membres ou parmi les membres des académies linguistiques scientifiques, afin d’étudier des sujets spécifiques si nécessaire, et désigner le rapporteur de chaque commission.

Le Secrétariat général du Conseil

Le bureau du Secrétariat général est situé au siège officiel de la Fédération, et le Secrétaire général a le droit de solliciter l’assistance du personnel nécessaire. Le Secrétaire général de la Fédération est responsable du secrétariat du Conseil, lequel est chargé de consigner les décisions et les procès-verbaux du Conseil et de les diffuser aux académies membres ainsi qu’aux membres du Conseil de la Fédération.

Fonctions du Secrétariat général

1- Mettre en œuvre et suivre les décisions du Conseil de la Fédération, et gérer les questions administratives et financières.

2- Présenter un rapport annuel de ses activités au Conseil de la Fédération.

3- Établir l’ordre du jour des réunions du Conseil en précisant la date de convocation, à condition que celle-ci soit envoyée au moins un mois avant la réunion.

4- Préparer et présenter le budget du Conseil, percevoir les recettes et émettre les ordres de dépenses dans les limites budgétaires fixées.

5- Les deux Secrétaires généraux adjoints agissent au nom du Secrétaire général dans l’exécution des décisions de la Fédération, chacun dans le cadre de ses attributions.

La Fédération a tenu quinze séminaires, comme suit :

Le premier séminaire s’est tenu dans la capitale syrienne, Damas, en 1972, pour étudier des termes juridiques approuvés par l’Académie du Caire. L’Académie scientifique irakienne a publié les termes approuvés.

Le deuxième séminaire s’est tenu à l’Académie de Bagdad en 1973, pour étudier des termes liés au pétrole. L’Union des académies a publié les termes approuvés la même année.

Le troisième séminaire s’est tenu en 1976 en Algérie, sur la facilitation de l’enseignement de la langue arabe. Le séminaire a recommandé que les gouvernements, les institutions et les entreprises s’engagent à utiliser l’arabe standard et à interdire totalement l’usage du dialecte. L’Union des académies linguistiques a publié les travaux et les recommandations de ce séminaire en 1977.

Le quatrième séminaire s’est tenu en 1978 à l’Académie d’Amman, sur l’enseignement de la langue arabe au cours du dernier quart du XXe siècle. Parmi ses recommandations figurait l’élargissement de la traduction des ouvrages scientifiques universitaires de référence.

Le cinquième séminaire s’est tenu à Rabat en 1985, et avait pour thème l’arabisation de l’enseignement supérieur et universitaire. Plusieurs recherches y ont été présentées sur l’arabisation et la traduction.

Le sixième séminaire s’est tenu en 1987 à l’Académie de Jordanie, sur l’unification des symboles scientifiques et leur expression en langue arabe. Le séminaire a abouti à l’élaboration d’un ouvrage en arabe sur les symboles scientifiques en mathématiques, en chimie et en physique, ainsi que sur leur représentation en arabe. L’Union a publié cet ouvrage au Caire la même année.

Le septième séminaire s’est tenu en mai 1992 à la Maison de la Sagesse en Tunisie, sur l’unification de la terminologie médicale dans les première et deuxième parties du dictionnaire des termes médicaux de l’Académie du Caire. L’Union a publié les recherches, les décisions, les recommandations et les discussions de ce séminaire la même année au Caire.

Le huitième séminaire s’est tenu en janvier 1994 à l’Académie de Damas, sur le dictionnaire pétrolier de l’Académie du Caire. Le séminaire a recommandé que ce dictionnaire soit publié en trois langues : arabe, anglais et français.

Le neuvième séminaire s’est tenu à la Maison de la Sagesse en Tunisie en octobre de la même année, et avait pour thème le dictionnaire de géologie de l’Académie du Caire. Le séminaire a recommandé qu’il soit publié, à l’instar du dictionnaire pétrolier, en arabe, en anglais et en français.

Le dixième séminaire s’est tenu en 1996 sur le dictionnaire de biologie dans les sciences biologiques et agricoles de l’Académie du Caire. Il s’est tenu à l’Académie de Damas, et ses discussions, décisions et recommandations ont été imprimées et publiées au Caire en 1998.

Le onzième séminaire s’est tenu au Caire en 1998. Son thème était : « Discussion des propositions du séminaire du Conseil de l’Union des académies scientifiques linguistiques arabes ».

Le douzième séminaire s’est tenu à Damas en 1999 et avait pour thème : « La méthodologie d’élaboration de la terminologie scientifique et sa diffusion dans le monde arabe ».

Le treizième séminaire s’est tenu en Jordanie en 2002, et son thème était : « Les enjeux de la langue arabe à l’ère de l’informatisation et de la mondialisation ».

Le quatorzième séminaire s’est tenu dans l’émirat de Sharjah, aux Émirats arabes unis, en 2006, et avait pour thème : « Le dictionnaire historique de la langue arabe ».

Le quinzième séminaire s’est tenu à Tripoli, dans la Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste, en 2007, et avait pour thème : « La formulation et l’unification de la terminologie scientifique ».

Cela s’ajoute à une réunion annuelle tenue par le Conseil de l’Union, après la clôture de la conférence de l’Académie de la langue arabe au Caire, au cours de laquelle sont examinées les questions financières et administratives qui la concernent, et où sont prises les décisions scientifiques étudiées par le Conseil de l’Union. Les questions relatives aux séminaires organisés par l’Union y sont également discutées.

Depuis sa création, l’objectif de l’Union des académies scientifiques linguistiques arabes est d’unifier la terminologie scientifique arabe, afin de mettre fin à la confusion et au désordre causés par la multiplicité des termes désignant un même concept scientifique. L’Union œuvre constamment à cette unification, ainsi qu’au renforcement d’une renaissance scientifique arabe fondée sur la coopération entre les savants arabes dans leurs différents pays.

L’Académie du Royaume du Maroc à Rabat ainsi que l’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts (Beit al-Hikma) en Tunisie ont rejoint l’Union, en raison de leur rôle dans le domaine des sciences linguistiques académiques.

Sources

Site de l’Académie de la langue arabe

Site du Diwan